FORMAT: FILM (100–120 MN) OU MINI-SÉRIE PREMIUM (6x52')
TON: FROID. TENDU. CLINIQUE. PROGRESSIF.
PARANOÏA INSTITUTIONNELLE. LE RÉCIT COMME ARME.
LE REGARD COMME CHAMP DE BATAILLE (CINÉMA → SURVEILLANCE → SPECTATEUR).
"L'enquête ne cherche pas la vérité. Elle fabrique le réel."
L'ouverture ne commence pas par le film. Elle commence par ce que le film surveille.
PROTOCOLE VISUEL (8 ÉTAPES) :
"Le film ne commence pas par une image. Il commence par un regard sur l'image."
FONCTION NARRATIVE :
STRUCTURE DU DOSSIER ARTISTIQUE
En 2035, dans un bloc européen verrouillé qui prétend protéger le vrai, Hans, détective d'élite, enquête sur des meurtres reproduisant un roman publié en temps réel.
À mesure qu'il avance, il découvre que l'enquête ne sert pas à résoudre les crimes, mais à rendre leur récit crédible — jusqu'à le transformer lui-même en visage utile du système qu'il combat.
2035. Le monde ne s'effondre plus par les bombes, mais par la maîtrise du récit.
Un bloc européen isolé (France, Allemagne, Benelux) se présente comme la dernière forteresse face à U.O.H.S. Hans, 35 ans, détective d'élite, est chargé d'une affaire explosive.
Il comprend trop tard que l'auteur est un rôle interchangeable, et que la vraie bataille porte sur la validation publique du réel.
« Plus Hans éclaire les faits, plus le système éclaire la version qui l'arrange. »
AUTEUR DE CRIME ne traite pas du complot comme fantasme. Le film traite d'une mécanique observable : la manière dont un système fabrique l'adhésion en organisant la perception, sans interdire frontalement la vérité.
Mon point de départ est simple : aujourd'hui, la violence n'est plus seulement physique. Elle est cognitive.
On n'efface pas les faits, on les noie.
Parce que ce monde n'est pas à venir : il est déjà en cours d'installation.
Ce n'est pas un thriller "complotiste".
C'est un thriller de gouvernance perceptive.
Technicien de la preuve, obsédé par la méthode. Il n'est pas un héros sacrificiel.
UNITED ONLINE HUMAN SAPIENS
U.O.H.S. n'est pas une organisation pyramidale. C'est une méthode réplicable, à faible signature, opérant sur trois leviers.
Leur
force n'est pas l'ombre. Leur force est la normalité.
Quand tout ressemble à
un protocole, la prise de pouvoir devient indétectable.
[VISUEL : MASQUE U.O.H.S. + QR CODE]
Un design low-poly, imprimable en 3D, fait pour être copié.
Femme aimée par Hans. Elle le déstabilise sans schéma romantique banal. Sa mort devient fracture intime + accélérateur de bascule morale.
Première personne liée au premier meurtre. Internée en HP après avoir accusé trop tôt. « Et si la vérité commence toujours par être classée folle ? »
Ce "multiplicateur d'identité" est un outil U.O.H.S. Fonction dramatique : détruire le réflexe "un auteur = un coupable".
Incluant le meilleur ami de Hans. Moment pivot : la scène où l'obéissance se brise et le dirigeant toxique est abattu par ses propres forces.
Dilution de la responsabilité par architecture hiérarchique. Ils ne sont pas "méchants" — ils sont structurellement captifs du système.
Espace GPU massif, écrans géants, regard caméra. Scène miroir avec Hans : « celui qui enquête est déjà enquêté ».
"Hans ne résout pas l'enquête.
Il s'y dissout."
Un bloc européen isolé (France–Allemagne–Benelux) qui a fait sécession pour "préserver la réalité". Frontières physiques militarisées, pare-feu numérique total.
"Dehors, c'est le chaos signalétique. Ici, l'État garantit que l'image est vraie."
U.O.H.S. n'attaque pas seulement l'État de l'extérieur ;
U.O.H.S. instrumentalise les réflexes de l'État contre
lui-même.
"Plus le héros croit voir clair, plus l'image lui retire du réel."
GRAMMAIRE VISUELLE
ADN MUSICAL
CODE LUMIÈRE DU RÉCIT
Chaque scène pivot transforme la nature de l'enquête. Aucune n'est décorative. Toutes reconfigurent la perception de Hans et du spectateur.
Masque noir + QR code. L'opinion se fracture : horreur du meurtre vs culpabilité de la victime.
Phrase-leitmotiv : « Mieux vaut être dedans que dehors. » Fissure éthique irréparable.
Bascule viscérale avec Freya. Réf. IT FOLLOWS. Hans ressent physiquement que le réel lui échappe.
Cellule de pré-nettoyage. « Ton travail n'éclaire pas. Il certifie. »
L'État a neutralisé plusieurs auteurs pour stabiliser la narration. Le système protège le mensonge.
Masque U.O.H.S. personnalisé découvert. Preuve injectée, engagement réel, ou recontextualisée ?
Les forces de l'ordre exécutent leur dirigeant. Les médias absorbent l'acte comme « copie du roman ».
« Celui qui enquête est déjà enquêté. » Miroir avec Hans. Regard caméra vers le spectateur.
Hans enfile le masque devant la foule. Résistance, infiltration ou récupération : impossible à dissocier.
En 2035, Hans enquête sur une série de crimes qui reproduisent un roman en temps réel. Il pense arrêter un tueur ; il découvre qu'il est en train d'auditionner pour le rôle principal d'une fiction d'État.
À mesure qu'il "résout" l'enquête, il valide la narration que le régime veut imposer. Quand il comprend le piège, il est trop tard : il est devenu le visage du système qu'il voulait abattre.
Il ne lui reste qu'un choix : mourir anonyme, ou porter le masque de l'ennemi pour survivre.
FOCUS : Très tendu, concept compact, final choc.
ARCHITECTURE : Mouvements resserrés autour de Hans / Sarah / Cellule État.
OBJECTIF : Impact conceptuel immédiat, discussion publique.
FOCUS : Déploiement des sphères (HP, Médias, Finance).
ARC : Permet de développer le passé numérique de Hans et la contamination progressive sans perdre la lisibilité.
SAISON 2 : Possible grâce à la fin ouverte (pivot géopolitique).
SCÉNARISTE
STATUT PROJET : V3 DISPONIBLE (SCÉNARIO COMPLET)
wissamheldis@gmail.comAUTEUR DE CRIME ne traite pas du complot comme fantasme. Le film traite d'une mécanique observable : la manière dont un système fabrique l'adhésion en organisant la perception, sans interdire frontalement la vérité.
Aujourd'hui, la violence n'est plus seulement physique : on ne détruit plus seulement des corps, on détruit la lisibilité du réel.
L'enquête devient ici un protocole de validation politique. La vérité n'est pas supprimée : elle est noyée, cadrée, répétée, absorbée par la procédure puis par le spectacle.
Quand infrastructures techniques, médias, institutions et biais cognitifs s'alignent, la fiction cesse d'être fiction ; elle devient réalité administrée.
Ce film ne cherche pas à poser la question « qui est le coupable ? ». Il pose une question bien plus dérangeante : « Qui décide de ce qui est vrai ? »
Et surtout : que se passe-t-il quand celui qui enquête devient, sans le savoir, l'outil de validation de la version officielle ?
Le film fonctionne sur trois niveaux simultanés :
Le film est dense, mais l'expérience est simple : C'est un thriller.
Le spectateur n'a pas besoin de comprendre la théorie du complot pour avoir peur. Il a juste besoin de sentir que le sol se dérobe sous ses pieds. Le concept est dans la structure. L'émotion est dans la chute.
« Le spectateur entre en faisant confiance à l'institution. Il en sort en réalisant que cette confiance était le premier outil du système. »
U.O.H.S. n'est pas un cartel classique. C'est une méthode à trois leviers :
U.O.H.S. tue des élites malsaines pour forcer la médiatisation. Leur pari : si les crimes des victimes sont révélés par l'enquête, la violence du meurtre devient socialement tolérable.
Figure signal. Espace GPU massif, écrans géants, regard caméra. Scène miroir avec Hans : "celui qui enquête est déjà enquêté".
Le bloc européen résistant est isolé physiquement et numériquement. Il se présente comme la dernière zone de stabilité dans un monde fracturé.
Composition : Allemagne, France, Belgique, Luxembourg. Se présente comme la dernière zone de stabilité.
Réseau Interne de Continuité (RCI) : Internet morcelé, remplacé par un réseau souverain filtré. Toute communication externe est traitée comme potentiellement contaminée.
Toute entrée clandestine est traitée comme une incursion ennemie. Le citoyen accepte la surveillance comme prix de sa survie.
Le reste du monde est fragmenté : zones d'influence U.O.H.S. (Balkans, Moyen-Orient, Asie du Sud-Est), zones grises (Amérique latine, Afrique), et zones effrondrées (Russie post-implosion numérique).
Le Bloc utilise cette fragmentation pour justifier son verrouillage : « Dehors, c'est le chaos. Ici, nous garantissons le réel. »
Parce qu'il offre une « vérité certifiée ». L'État vend de la stabilité perceptive. Le citoyen échange sa liberté de regard contre la sensation de sol stable.
C'est ce contrat moral (Sécurité vs Liberté de regard) qui est au cœur du film. Hans le vivra de l'intérieur : protégé par le système, puis dénoncé par lui, puis absorbé.
Ouverture obligatoire : 3 à 5 minutes de propagande institutionnelle anti-U.O.H.S. (avec bip/censure du nom du mouvement), pour imposer le biais initial du spectateur.
Tout l'enjeu du récit est de fissurer ce point de vue pour révéler que la protection est une prison.
« Le Bloc ne protège pas du mensonge. Il protège SON mensonge. »
L'horreur dans Auteur de Crime n'est pas le gore, c'est la perte de fiabilité du réel (Uncanny Valley).
Mix Dark, Jazz sombre + Synthwave. Tension basse fréquence. La violence est systémique, administrative, sourde.
Un cadre politique influent est retrouvé mort, masque noir sur le visage, QR code lisible. Le code mène à un dossier accusatoire détaillé sur la victime : archives, preuves, compromissions.
Hans est dépêché sur la scène. L'État exige un coupable identifiable. Les médias exigent un récit.
Hans constate une anomalie : la scène est trop propre. Pas de trace de lutte. Le masque est posé comme un objet de communication, pas comme un indice.
Installer le piège formel : chaque crime est aussi une scène de communication. L'opinion se fracture immédiatement entre horreur du meurtre et curiosité pour les révélations du QR code.
Le spectateur est piégé comme l'opinion publique : il veut savoir ce que contient le dossier. Il est déjà complice.
Sarah est introduite comme ancienne ingénieure sociale de l'appareil d'État (architecture d'adhésion, pilotage de crise). Elle entre dans la vie de Hans au moment où l'enquête devient opaque.
Échange intime dans un espace hors surveillance. Sarah prononce la phrase-leitmotiv :
« Mieux vaut être dans le système qui te manipule que dehors à lui crier la vérité. »
Cette phrase structure le film : au début cynique, ensuite stratégique, à la fin prophétique.
Ouvrir une fissure éthique irréparable. Sarah n'est pas une alliée simple. Elle connaît le système de l'intérieur. Chaque scène avec elle recontextualise cette phrase.
INT. HÔPITAL PSYCHIATRIQUE — JOUR. Freya (alias Cher Poussin), ancienne enquêtrice internée, est la seule personne ayant compris la mécanique U.O.H.S. avant tout le monde.
Hans entre dans le HP pour interroger Freya. Elle ne parle pas normalement : elle dessine des diagrammes de flux sur les murs. Elle répond aux questions par d'autres questions sur la texture de l'image.
Référence esthétique : IT FOLLOWS. Pas de screamer. Une présence, un décalage, un instant figé où le réel devient menaçant sans explication immédiate.
Point de bascule viscéral. Hans ressent physiquement que le cadre institutionnel qui le protégeait devient le cadre qui l'observe. La vérité n'est pas inaudible — elle est classée folle.
« Et si la vérité commence toujours par être classée folle ? »
Hans confronte Sarah avec les anomalies qu'il a trouvées sur les scènes de crime : traces pré-nettoyées, cadrage visuel impossible, témoins filtrés avant son arrivée.
Sarah révèle l'existence d'une cellule étatique de pré-traitement qui précède l'enquête judiciaire. C'est son ancienne équipe. Elle sait comment les masques sont placés, comment les dossiers QR sont préparés, comment la scène est « nettoyée » avant l'arrivée de la police judiciaire.
Fracture de Hans : il réalise que son travail d'enquêteur n'éclaire pas le réel — il certifie une version préfabriquée.
Dès lors, il ne cherche plus seulement qui tue ; il cherche qui cadre la version officielle avant la justice.
Hans découvre que « l'Auteur » n'est pas une personne unique. Le « nom d'auteur » est un contenant administratif. Plusieurs individus ont porté ce rôle.
Archives internes : l'État a neutralisé plusieurs auteurs pour stabiliser la narration. Dès qu'un « auteur » devient incontrôlable, il est remplacé. Le système maintient un rôle, pas une personne.
Hans comprend : l'auteur n'est pas un génie criminel. C'est un rôle qu'on remplace.
Détruire le réflexe narratif « un auteur = un coupable ». Le spectateur perd son ancre de résolution classique.
Sarah est éliminée. Sa mort est une exécution administrative : propre, sans témoin, enregistrée comme anomalie statistique par les capteurs domotiques.
Hans découvre sur Sarah un masque U.O.H.S. personnalisé. Ce détail fracture tout le cadre de lecture : preuve injectée post-mortem ? Engagement réel ? Ou objet recontextualisé par le système ?
Hans ne pleure pas. Il devient froid. C'est le point de bascule : il cesse d'être un homme pour devenir une arme.
Fracture intime + accélérateur de bascule morale. La phrase-leitmotiv de Sarah revient en écho : « Mieux vaut être dedans que dehors. »
INT./EXT. COMMISSARIAT CENTRAL — NUIT. Le meilleur ami de Hans fait partie des forces de l'ordre. La tension a atteint un point de non-retour.
Les forces de l'ordre, épuisées par des ordres contradictoires, exécutent leur propre dirigeant toxique. Ce n'est pas une bavure. C'est une purge systémique.
Les médias intègrent immédiatement cet acte comme « copie du roman » pour rassurer la population : « Ce n'est pas du chaos, c'est juste de la fiction imitée. »
Preuve que le système absorbe tout, même la mutinerie. Ce n'est pas une guerre civile (le peuple ne bouge pas). C'est le système immunitaire de l'État qui attaque ses propres organes.
INT. SALLE GPU — JOUR. Hans pénètre au cœur du réacteur U.O.H.S. Il s'attend à trouver des rebelles armés.
Il trouve des rangées de serveurs, un silence de cathédrale, et un seul opérateur masqué assis devant un mur d'écrans qui diffusent la vie de Hans en temps réel.
L'opérateur ne se bat pas. Il regarde la caméra (nous) et retire son masque. Hans se voit lui-même — ou une version deepfake parfaite.
Hans n'est pas l'enquêteur. Il est le sujet de l'expérience. « Celui qui enquête est déjà enquêté. »
Rappelle que l'observateur est déjà observé — adressé au spectateur lui-même.
EXT. PARVIS DE LA TOUR MÉDIA — JOUR. Hans sort avec les preuves. Les drones sont là. Les caméras du monde entier sont braquées sur lui.
Hans ouvre la bouche pour parler... et il réalise que sa parole sera instantanément réécrite par l'IA de lissage en direct. Sa dénonciation deviendra un aveu. Son cri deviendra un slogan.
Alors il se tait. Il regarde l'objectif. Il sort le masque de Sarah de sa poche. Il l'enfile. La foule est déjà masquée.
Coupure signal. Fin.
Résistance, infiltration ou récupération : impossible à dissocier. Le coup d'État n'est pas militaire. Il est narratif.
« La vérité n'a pas triomphé. Elle a changé de propriétaire. »
En 2035, dans un bloc européen verrouillé qui prétend protéger le vrai, Hans, détective d'élite, enquête sur des meurtres reproduisant un roman publié en temps réel. Chaque scène de crime porte un masque noir avec QR code menant à un dossier accusatoire sur la victime.
À mesure qu'il avance, il découvre que l'enquête ne sert pas à résoudre les crimes — elle sert à rendre leur récit crédible. Le roman ne prédit pas : il prépare l'acceptation.
Hans perd tout : soutiens, accès, crédibilité, Sarah. Il comprend trop tard que l'auteur est un rôle interchangeable, et que la vraie bataille porte sur la validation publique du réel.
Dans la scène finale, il enfile le masque de Sarah devant une foule déjà masquée. Résistance, infiltration ou récupération : impossible à dissocier.
« La vérité n'a pas triomphé. Elle a changé de propriétaire. »
Le bloc européen se vante d'être la seule zone « sans glitch » du monde. Les crimes commencent. Ils sont nets, précis, signés par un masque noir et un QR code. Hans, enquêteur vedette, est chargé de rassurer l'opinion. Il croit à sa mission. Il est le « bon chien de garde ».
Il rencontre Sarah, ancienne ingénieure sociale de l'appareil d'État. Elle prononce la phrase-leitmotiv : « Mieux vaut être dans le système qui te manipule que dehors à lui crier la vérité. »
Hans découvre que les scènes de crime sont décrites dans un roman publié avant les meurtres. Ce n'est pas une prophétie. C'est un script. Il interroge l'Auteur, qui n'est qu'un « prestataire de texte » pour une structure plus vaste.
Hans commence à voir des anomalies dans les vidéos de surveillance : des frames manquantes, des regards caméra impossibles. Il visite Freya (Cher Poussin) à l'hôpital psychiatrique — bascule viscérale.
Hans accumule des preuves. Mais chaque preuve semble avoir été « laissée là pour lui ». Il comprend qu'il ne chasse pas le tueur, il le suit. L'enquête est le rail qui guide le public vers la conclusion voulue par U.O.H.S.
Sarah lui révèle la cellule étatique de pré-nettoyage. Hans découvre que l'État a assassiné plusieurs auteurs pour stabiliser la narration. Le système réagit violemment : Sarah est tuée. On trouve sur elle un masque U.O.H.S. personnalisé.
Hans est blacklisté. Ses accès sont coupés. Il devient un fantôme numérique. Il erre dans la ville basse. Il retrouve Cher Poussin qui lui donne la clé : « Ils ne veulent pas que tu te taises. Ils veulent que tu parles, mais avec LEURS mots. »
Une faction des forces de l'ordre abat son propre dirigeant toxique. Les médias absorbent l'acte comme « copie du roman ». Preuve que le système n'analyse plus — il absorbe.
Hans pénètre dans la tour média. Il a accès au micro. Il peut tout dire. Mais il voit les écrans de contrôle : son visage est déjà filtré, sa voix est déjà modulée.
S'il parle en tant que Hans, il sera effacé. Alors il sort le masque de Sarah, celui qu'on a retrouvé sur elle. Il l'enfile. La foule est déjà masquée. Coupure signal. Fin.
Il valide la victoire du simulacre pour sauver sa peau. Résistance, infiltration ou récupération : impossible à dissocier.
« La vérité n'a pas triomphé. Elle a changé de propriétaire. »
2035. Le monde ne s'effondre plus par les bombes, mais par la maîtrise du récit.
Un bloc européen isolé (France, Allemagne, Benelux) se présente comme la dernière forteresse face à U.O.H.S. Frontières sous tension, internet morcelé via un réseau interne de continuité (RCI), surveillance normalisée, communication filtrée.
L'ennemi n'est plus seulement dehors ; il est dans les circuits de validation du réel.
Hans, 35 ans, détective d'élite d'origine transfrontalière, reçoit une affaire explosive : une série de meurtres reproduit un roman publié en temps réel. Chaque scène de crime porte un masque noir avec QR code menant à un dossier accusatoire. Les médias exigent un coupable lisible. L'État exige un retour à l'ordre.
Puis la mécanique se renverse. Le roman ne prédit pas les crimes : il prépare leur acceptation.
L'auteur n'est pas une personne unique — c'est un rôle interchangeable. L'État a neutralisé plusieurs auteurs pour stabiliser la narration. Sarah, ancienne ingénieure sociale, lui révèle l'existence d'une cellule étatique de pré-traitement qui nettoie les scènes avant la police judiciaire.
Hans perd ses appuis : réputation détruite, accès révoqués, isolement total. Sarah est éliminée. On retrouve sur elle un masque U.O.H.S. personnalisé.
Le final n'offre ni arrestation cathartique ni justice propre. Le coup d'État n'est pas militaire. Il est narratif.
« Plus Hans éclaire les faits, plus le système éclaire la version qui l'arrange. »
Parce que ce monde est déjà commencé.
La surveillance de masse n'est plus un fantasme dystopique. Elle est devenue une infrastructure invisible, acceptée, normalisée.
Le flux d'informations ne sert plus à informer. Il sert à noyer. La vérité ne meurt pas : elle se dissout dans le bruit.
Chacun construit son réel. Les deepfakes, l'IA générative, les réseaux clos fragmentent l'idée même d'un socle commun.
La confiance dans les institutions, les médias, la justice s'effrite. Plus qu'une crise politique : une crise de la perception.
Le film projette 2035 sans gadgets : c'est le présent poussé à son point de rupture.
Ce projet n'est pas un thriller "complotiste". C'est un thriller de gouvernance perceptive.
Comment un système fabrique l'adhésion à ce qu'il prétend combattre.
Sa force commerciale : concept simple à pitcher, profondeur forte à l'écran, fin ouverte qui reste.
90% ADULTE / 7% ADOLESCENT / 3% ENFANT
Technicien du réel. Détective brillant, technicien de la preuve. Il n'est pas un héros sacrificiel.
Il confond rigueur et invulnérabilité. Il croit que la méthode le protège de l'idéologie.
Groupe d'amis principalement en ligne. Frustration sociale réelle. Une solitude dense, compensée par des interactions numériques.
De l'enquêteur qui croit au cadre institutionnel au porte-parole exposé d'une architecture qu'il ne contrôle plus.
Chaque scène de crime est aussi une scène de communication.
Chaque crime attribué à U.O.H.S. laisse un masque avec QR code. Le QR ouvre un dossier accusatoire : archives, fuites, preuves partielles, éléments vérifiables ou manipulés.
Hans découvre qu'une cellule étatique précède parfois l'enquête judiciaire : pré-filtrage des traces, re-documentation visuelle, normalisation de ce qui sera recevable.
Sarah lui révèle l'existence de cette cellule. C'est son ancienne équipe. Elle sait comment les masques sont placés, comment les dossiers QR sont préparés, comment la scène est "nettoyée" avant l'arrivée de la police judiciaire.
Cette révélation fracture Hans : il réalise que son travail d'enquêteur n'éclaire pas le réel, il certifie une version préfabriquée.
— Revendication politique ;
— Interface informationnelle ;
— Piège narratif.
« Le masque ne cache pas un visage. Il fabrique un cadre de lecture. »
Sarah entre pendant l'enquête. Ancienne ingénieure sociale de l'appareil d'État (architecture d'adhésion, pilotage de crise), elle comprend comment se fabrique l'acceptabilité collective.
Rôle Caché : Elle a travaillé dans la cellule de prétraitement des scènes de crime. Elle sait comment l'État "nettoie" le réel avant que la police judiciaire n'arrive.
« Mieux vaut être dans le système qui te manipule que dehors à lui crier la vérité. »
Cette phrase structure le film. Au début, elle semble cynique. Ensuite, stratégique. À la fin, prophétique. Après sa mort, on découvre un masque U.O.H.S. personnalisé : preuve injectée ou engagement réel ?
Ancienne enquêtrice, disqualifiée puis internée après avoir accusé trop tôt un réseau protégé. Elle est le miroir inversé de Sarah : vérité frontale hors système, détruite.
Elle introduit la scène de bascule viscérale en hôpital psychiatrique. C'est avec elle que Hans ressent physiquement que le réel lui échappe.
Fonction narrative, pas personne unique. Le "nom d'auteur" devient un contenant administratif. Hans découvre que l'État a assassiné plusieurs auteurs pour stabiliser la narration.
Incluant le meilleur ami de Hans. Une faction des forces de l'ordre finit par abattre son propre dirigeant toxique. Les médias intègrent immédiatement cet acte comme "copie du roman". Preuve que le système absorbe tout.
Ils ne sont pas "méchants". Ils appliquent une logique de survie institutionnelle qui finit par produire exactement ce qu'elle prétend combattre.
Le film ne bascule pas brutalement. Il glisse vers une zone où le réel devient hostile.
Cadre stable, enquête méthodique, confiance dans les procédures. Tension basse fréquence, mais maîtrisée. Hans opère encore dans un monde lisible.
Anomalies sensorielles : micro-décalages visuels, surveillance omniprésente, doute cognitif. La réalité devient légèrement opaque.
Point de bascule : l'hôpital psychiatrique.
Référence esthétique : IT FOLLOWS. Pas de screamer gratuit. Une présence, un décalage, un instant figé où le réel devient menaçant sans explication immédiate. Hans ressent physiquement que le cadre institutionnel qui le protégeait devient le cadre qui l'observe.
La violence n'est plus seulement systémique : elle devient sensoriellement oppressante. Mort de Sarah. Découverte du masque. Perte des accès. Caméras qui suivent. Sons hors-champ. L'horreur n'est pas gore : elle est cognitive et bureaucratique.
Le film revient à une froideur clinique. Plus d'horreur visible : juste la certitude glacée que le système a déjà gagné, ou que Hans en fait désormais partie.
« L'horreur du film n'est pas dans ce qui surgit. Elle est dans ce qui reste après. »
Architecture : Les 5 mouvements narratifs, resserrés autour de Hans / Sarah / Cellule État. Les 9 scènes pivots servent de structure portante. Rythme compact, tension ascendante.
Logique de Genre : Thriller paranoïaque → Horreur systémique → Final ouvert.
Défi : Condenser la profondeur sans sacrifier la sensation d'effondrement progressif du réel.
Effet : Impact conceptuel immédiat, discussion publique.
Promesse : Un film dont on sort en ayant peur de ce qu'on vient d'accepter comme « normal ».
Architecture : Chaque épisode explore une sphère du système. Les personnages secondaires gagnent en profondeur. Le passé numérique de Hans devient un arc à part entière.
Avantages : Permet de développer le passé numérique de Hans et la contamination progressive sans perdre la lisibilité.
Saison 2 : Possible grâce à la fin ouverte (pivot géopolitique).
| CRITÈRE | FILM (100–120') | SÉRIE (6x52') |
|---|---|---|
| Rythme | Compact, ascendant | Déployé, infiltrant |
| Personnages | Focus Hans/Sarah | Tous déployés |
| Horreur | Concentrée (Acte III-IV) | Progressive (Ep.3→6) |
| Gestion du monde | RCI en fond | RCI fouillé (Ep.1→2) |
| Effet | Choc conceptuel | Contamination lente |
« Le film frappe. La série contamine. Les deux laissent une trace. »
VOUS AVEZ ÉTÉ OBSERVÉ.
FIN DE TRANSMISSION.