Logline
Des décennies après avoir survécu enfant à une violence institutionnelle, une haute fonctionnaire enquête sur de nouvelles disparitions massives d’enfants et découvre que ce qu’elle croyait être un crime isolé relève en réalité d’un système transétatique de domination si vaste que même les États n’en sont que des exécutants terrifiés.
Pitch
Genre : Drame politique / Horreur sociale / Thriller institutionnel
Époque : Contemporaine
Ton : Froid, oppressant, progressif, profondément dérangeant
Trait distinctif : horreur systémique suggérée, jamais spectaculaire
Chères Poussins est un film sur l’impossibilité de regarder en face ce que le pouvoir préfère dissoudre dans la bureaucratie.
L’histoire suit une femme occupant une position élevée au sein d’une institution étatique (justice, administration, protection de l’enfance, renseignement civil). Enfant, elle a survécu à une violence institutionnelle qu’elle a toujours perçue comme une anomalie, une dérive locale, un accident du système.
Des années plus tard, alors que de nouvelles disparitions d’enfants surgissent sur plusieurs territoires du continent, elle est chargée de coordonner ou d’analyser ces dossiers. Très vite, des motifs réapparaissent. Des signatures. Des silences identiques.
Ce qu’elle croyait avoir compris de son propre passé se fissure.
L’enquête révèle que ces disparitions ne relèvent pas d’un État défaillant, mais d’un mécanisme beaucoup plus vaste : une structure de pouvoir informelle, transnationale, capable d’imposer le silence aux gouvernements eux-mêmes. L’État ne protège pas. Il obéit.
Le film avance par couches successives : lieux administratifs aseptisés, dossiers incomplets, témoignages effacés, décisions prises “par nécessité”. L’horreur n’est presque jamais montrée frontalement ; elle est ressentie dans les non-dits, les couloirs, les délais, les signatures manquantes.
À mesure que la protagoniste progresse, elle comprend que survivre, enfant, signifiait déjà participer au système — en acceptant de se taire.
Chères Poussins n’offre pas de justice réparatrice. Il révèle l’ampleur du monstre — et la responsabilité collective de ceux qui préfèrent ne pas regarder.
Synopsis court
Sur plusieurs territoires d’un même continent, des enfants disparaissent. Les affaires sont fragmentées, traitées localement, puis classées. Officiellement, rien ne relie ces dossiers.
Une haute fonctionnaire est chargée de centraliser l’analyse. Elle est compétente, respectée, réputée pour sa capacité à “tenir” émotionnellement les dossiers sensibles. Très vite, certains éléments réveillent en elle des souvenirs qu’elle pensait enfouis : procédures similaires, discours identiques, mêmes justifications administratives.
Enfant, elle a elle-même été victime d’une violence institutionnelle. Elle a survécu. Elle s’est reconstruite en pensant que ce qu’elle avait vécu relevait d’un dysfonctionnement isolé.
L’enquête démontre progressivement l’inverse.
Les disparitions actuelles correspondent à un modèle ancien, transposé, perfectionné. Les États impliqués ne sont pas complices par idéologie, mais par soumission. Une structure plus vaste exerce une pression silencieuse : financement, chantage, dépendances économiques, menaces diffuses.
À mesure que la protagoniste comprend l’ampleur du système, elle réalise que sa propre survie passée n’était pas un miracle, mais une sélection. Survivre signifiait être utilisable. Se taire. Continuer.
Elle tente de révéler l’ensemble du mécanisme, mais se heurte à un mur : aucun interlocuteur n’assume la responsabilité finale. Chaque niveau renvoie à un autre. Le système est conçu pour ne jamais être nommé.
Dans les dernières scènes, elle est confrontée à un choix impossible : poursuivre et être effacée — ou se taire et préserver une illusion de protection pour les enfants “restants”.
Elle choisit de parler, sans espoir de victoire immédiate.
Le film se conclut sans chute du système. Mais quelque chose se fissure : la certitude que le silence protège. Le spectateur comprend que le véritable monstre n’est pas un réseau clandestin, mais l’acceptation collective de l’innommable.
Note de développement
Ce récit est conçu comme une architecture flexible. La bible des personnages, les arcs secondaires et le format final (Série, Unitaire, Long Métrage) sont ajustables. Nous ne vendons pas un script figé, mais une base narrative solide prête à être adaptée à vos contraintes de production.
Potentiel Modulaire
- • Adaptation Genre (Horreur ↔ Thriller Psychologique)
- • Format (90' ou 6x52')
- • Casting (Réécriture caractérisation possible)

Statut & Opportunité
Statut : IP Disponible — Auteur représenté
Commande d'écriture (Bible / Traitement)

